Sur le concept de „stakeholder” (I)

Le concept de stakeholder apparaît dans la langue française avec le sens de partenaire d’affaire, une partie prenante intéresse, plus exactement une  personne intéressée (personne individuelle ou juridique) de l’activité d’une certaine entreprise. Pourtant, dans le discours de business, on utilise rarement l’expression partie prenante, qui représente le synonyme direct, car elle ne réussit pas à rendre avec exactitude tous les sens que le concept de base renferme, en renvoyant en plus à tout un autre sens. Donc, dans ce cas, nous allons utiliser, comme dans les œuvres de business, directement le mot dans sa forme originale anglaise : stakeholder.

Les stakeholders d’une compagnie sont plus exactement : « ces personnes ou groupes qui influencent, ou qui peuvent êtres influencées/affectés par les décisions, les politiques et les opérations entreprises par une organisation » [1]

Toute activité économique est formée par une multitude d’éléments qui peut influencer tant l’économique, que le politique et le social. En plus, «  les décisions de business sont modelées par des forces culturelles et politiques ainsi que par des facteurs économiques » [2] , donc les deux niveaux : celui des affaires et celui de la société civile, travaillent ensemble dans la cristallisation d’un système complexe d’interactions.

La corporation a comme but la production des biens et des services pour satisfaire la demande des clients, ces biens et services sont vendus ou achetées sur le marché ; la fin de ce processus serait de produire du profit. Dans cette situation, pour développer avec succès une activité économique à une grande échelle – comme c’est le cas d’une grande entreprise corporatiste multinationale – il y a besoin d’une collaboration efficiente entre une multitude d’éléments composants, parfaitement équilibrés et prêts à  entrer dans ce type particulier d’engrenage économique. Il faut « mettre d’accord » un nombre énorme de facteurs d’influence et de décision, ce sont ces facteurs qu’on appelle stakeholders, chacun d’entre eux est capable d’interagir avec l’entreprise à un certain niveau et de la contraindre d’une certaine manière. Chacun peut mettre des pressions sur l’entreprise, vue ici comme entité unitaire, en lui « corrigeant » le chemin à travers les strates de la société, le forçant aussi d’altérer la manière dans laquelle elle fait du business et la façon dans laquelle elle se rapporte aux stakeholders ainsi qu’à la Terre même.

On peut parler largement de deux grandes catégories de stakeholders. Le premier groupe est celui qui interagit directement avec la corporation et lui influence directement les politiques, les stratégies et les décisions des manageurs. On parle ici des acheteurs des biens et services produits, fournis par la compagnie (ceux qui produisent la demande et déterminent l’offre), du conseil d’administration, des actionnaires, de ceux qui travaillent pour l’entreprise en cause (directement ou bien indirectement comme les employés, mais aussi les livreurs ou bien les courriers) etc., donc les stakeholders primaires sont ceux qui nourrissent un intérêt directe pour la corporation et dont l’activité en est liée directement.

Le deuxième groupe, ou les stakeholders secondaires, est formé par des groupes d’intérêt ou par des entités sociales, économiques, politiques ou bien de n’importe quelle autre nature, mais qui doivent être complètement extérieures aux activités quotidiennes de la multinationale, mais ils se trouvent dans un certain moment dans une relation tangentielle et indirecte avec l’entité en cause. On peut prendre comme exemples : le publique, les communautés et les administrations locales, l’Etat, les gouvernements étrangers, les médias, des groupes sociaux activistes, des associations de support pour le niveau du business ou de lobby économique, ainsi de suite.

Il existe donc des stakeholders primaires et secondaires, en fonction du type d’interaction qui naisse, de tout façon il ne faut pas douter de la puissance réelle à leur disposition. L’influence qu’ils exercent est comparable pour les deux groupes. Post, Lawrence et Weben soulignent le fait que ces influences sont le résultat direct des intérêts particuliers du chaque groupe individuel et sont déterminées par la manière dans laquelle l’interaction groupe – entreprise se concrétise. Les intérêts, ainsi que la façon dont ils sont étalés, dépendent de chaque groupe (clients, fournisseurs, propriétaires, investisseurs, gouvernements, etc.), comme ils varient aussi les « outils » utilisés pour soutenir et forcer une décision avantageuse qui prendrait en compte ces buts individuels. La puissance et le contrôle exercés sur les entreprises visées se trouvent étroitement liées à la puissance et le rôle dont chaque groupe se réjouit[3]. Cette puissance peut être résumé de la façon suivante[4] :

1)    la puissance de vote – détenue par tous les actionnaires, qui est complètement légitime et requise pour le bon fonctionnement des entreprises. Il est vrai que ce processus de vote n’est que rarement général et que d’habitude, pour la plupart des décisions prises, ce sont les actionnaires majoritaires qui utilisent cette prérogative, en votant pour les autres actionnaires minoritaires aussi.

2)   la puissance économique –  détenue par les clients, fournisseurs, etc. Ils sont nombreux les cas où l’activité d’une entreprise  est contrainte par les intérêts économique des partie prenants.

3)   la puissance politique – détenue par les gouvernements, les agences gouvernementales, les groupes d’intérêt etc. Dés trois, elle est la seule qui peut véritablement s’exercer aussi, en faisant abstraction des frontières des pays, à un niveau mondial. Elle peut contraire et modeler pareillement les opérations des corporations multinationales que toute autre P.M.E.

De point de vue éthique, il y a deux approches possibles concernant ce problème : soit en regardant les interactions du point de vue des stakeholders en essayant d’isoler et d’évaluer certains sets de conceptions morales qui restent à la base de leurs désirs et actions envers l’entreprise ; qui à notre avis serait difficile à cause de la variété de parties prenantes et la possibilité d’avoir d’autres facteurs d’influence du comportement de ces « masses » lorsqu’elles demandent de l’entreprise un comportement morale. Plus exactement, les stakeholders peuvent être motivés par une multiplicité énorme de logiques qui pourraient les pousser vers un comportement moral envers l’entreprise, dont ils sont ses « parties prenantes », ainsi que de lui demander un comportement qui respecte des certaines normes de la morale.

Soit en se posant des questions sur la perception de l’entreprise sur ses stakeholders. Concernant cette dernière approche, on la considère plus fructueuses par le fait qu’elle nous aide, dés le début de cette partie de notre travail, à saisir quels pourraient être les fondements de la responsabilité sociale des nouvelles entreprises corporatistes multinationales, surtout celles d’après la Deuxième Guerre Mondiale. Pourrait-elle nous faire comprendre quelles sont les tendances modernes dans ce domaine ? Et si véritablement peut-on parler d’un cadre morale développé au sein de la société par les individus, ou plutôt si on parle plus exactement d’un cadre spécial qui est généré par l’activité corporatiste même et par son influence profonde[5] ?

A SUIVRE…


[1] Post E. James, Lawrence T. Anne, Weben James, op. cit. p. 8

[2] Post E. James, Lawrence T. Anne, Weben James, op. cit. pp. 5-6

[3] Cf. Post E. James, Lawrence T. Anne, Weben James, op. cit. p. 13

[4] idem

[5] comme Durkheim, par exemple, le voyait.

Nous avons aussi débbatu les concepts de nouveau contrat social, darwinisme social et „stahlhartes Gehäuse”
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2 gânduri despre „Sur le concept de „stakeholder” (I)

    • Ehh, lasa nu-i bai eu stiu ca esti cititor fidel deci nu-ti face griji 😀
      In plus e cam complicata franceza asta academica, prin urmare destul de greu digerabila! Oricum iti multumesc ca macar te-ai chinuit sa citesti post-ul asta 😛

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